1 milliard d’euros pour pouvoir continuer à payer le personnel hospitalier

Geplaatst op 20 mars, 2020 om 20:52

Les autorités fédérales octroient une « avance » aux hôpitaux couvrant un montant d’un milliard d’euros. Ces moyens leur permettront de continuer à payer le personnel hospitalier durant la crise du coronavirus, et ce, malgré que leurs revenus soient fortement sous pression. L’INAMI se chargera, au plus tard d’ici la mi-avril, de répartir ces moyens entre les hôpitaux.

Maggie De Block, ministre de la Santé publique : « Nos prestataires de soins sont indispensables dans la lutte contre le Covid-19. Afin de garantir que les hôpitaux puissent continuer à payer les membres de leur personnel, nous avons décidé d’octroyer une avance d’un milliard d’euros. Cela leur permettra d’éviter des problèmes au niveau des paiements. Nos administrations se chargeront à présent d’en concrétiser la répartition et d’examiner de quelle manière nous pouvons soutenir d’autres prestataires de soins en cette période difficile. »

Le gouvernement a décidé aujourd’hui d’octroyer une avance de trésorerie aux hôpitaux à concurrence d’un milliard d’euros. Les revenus de nombreux hôpitaux sont actuellement sous pression, notamment suite au report de toutes les consultations non urgentes. D’autre part, les hôpitaux sont confrontés à des dépenses supplémentaires, par exemple pour des adaptations au niveau logistique.

Liquidité suffisante

L’avance d’un milliard d’euros permet aux hôpitaux de disposer d’une liquidité suffisante pour continuer à faire face à leurs dépenses. Le versement des salaires du personnel est primordial, mais il s’agit par exemple aussi de dépenses liées à la commande de matériel médical ou autre. Une partie du budget servira à compenser la baisse d’activité des prestataires de soins.

L’INAMI imputera l’avance d’un milliard d’euros plus tard après déduction de certains frais exceptionnels et de pertes de revenus qui sont autorisés. La répartition exacte sera fera dans les semaines à venir, avec l’aide du SPF Santé publique et en concertation avec les acteurs du terrain.  L’INAMI répartira ce montant au plus tard d’ici la mi-avril entre les hôpitaux.

Autres prestataires de soins

Le SPF Santé publique et l’INAMI vont à présent faire cette même analyse pour d’autres prestataires de soins, ajoute Maggie De Block. « Tous nos prestataires méritent d’être protéger. C’est pourquoi  nos administrations examinent maintenant pour quels autres prestataires de soins ce type de mesures sont nécessaires. »