100 villes et communes regroupent leurs avantages sociaux pour lutter contre la pauvreté

Geplaatst op 29 janvier, 2020 om 11:58

Les mesures de politique sociale n’atteignent pas encore suffisamment les plus vulnérables dans notre société. Plus de 100 administrations locales se sont affiliées aux services de la Banque Carrefour de la Sécurité Sociale en vue d’améliorer cette situation. Depuis lors, 24.000 attestations électroniques ont pu être délivrées grâce à l’application MyBEnefits.

En Belgique, environ deux millions de citoyens ont droit à des avantages sociaux. Il s’agit notamment de personnes en difficultés financières, de personnes handicapées, mais aussi de personnes retraitées. Malheureusement, ces personnes ne font pas toujours valoir leurs droits sociaux ou elles ne s’en sortent pas face à la paperasserie qui forme souvent un obstacle trop important.

Une application comme alternative aux attestations papier

Jusqu’à l’année dernière, il était difficile pour les citoyens de prouver leur droit au tarif social. L’application MyBEnefits a été créée en concertation avec des experts en matière de pauvreté et permet d’offrir un outil utile aux citoyens vulnérables.

En moyenne, l’application est utilisée 150 fois par jour et près de 24.220 attestations électroniques y ont été générées en un an. « Plus besoin de perdre votre temps à faire la file au guichet. Cette application vous permet d’obtenir une attestation numérique », explique le ministre De Backer, en charge de la Simplification administrative.

Le numérique est une bonne chose, mais l’automatisation est encore mieux

« Ces résultats ne sont certainement pas mauvais, mais un octroi automatique des droits sociaux et des réductions serait encore mieux », souligne Maggie De Block, ministre des Affaires sociales. « Il s’agit de personnes en situation difficile. Elles font tout pour prendre leur vie en main. Les pouvoirs publics ont le devoir de les aider et de leur donner une chance d’avancer. »

En 2015, la Banque Carrefour de la Sécurité Sociale (BCSS) a développé un outil pour adapter la politique sociale. « Leur base de données tampon contient toutes les données personnelles nécessaires au niveau social et permet aussi de transmettre ces données aux instances chargées d’octroyer les droits et tarifs sociaux qui en découlent », explique la ministre De Block. « 100 communes en font déjà usage, mais il en reste encore environ 400 à convaincre. Nous pouvons donc faire encore mieux. »

Appel à toutes les administrations locales

La ministre De Block appelle tous les élus locaux ainsi que les collaborateurs des services sociaux à examiner les possibilités et de s’affilier aux services de la BCSS.

Certaines villes et communes ont déjà fait de gros progrès, comme par exemple pour l’octroi d’une aide financière à Gand, d’une réduction sur la taxe environnementale à Charleroi et Audenarde ou encore de réductions sur les activités organisées dans le cadre du Uitpas à Willebroek. Ces exemples pourraient inciter les pouvoirs locaux qui n’y participent pas encore à se lancer.