340 millions supplémentaires pour les travailleurs salariés du secteur privé des soins de santé

Geplaatst op 22 décembre, 2017 om 10:00

En tant que ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, Maggie De Block investit dans le personnel soignant. Et cela est indispensable. Pendant la période de 2017-2020, une série de mesures permettra d’investir plus de 340 millions d’euros supplémentaires pour près de 130.000 employés des établissements privés des soins de santé fédéraux.

Le 25 octobre 2017, les syndicats, les employeurs et le gouvernement fédéral ont conclu un accord social concernant les établissements publics et privés des soins de santé fédéraux. Le mardi 12 décembre, cet accord s’est traduit en conventions collectives de travail (CCT) pour le personnel des établissements privés.

Il s’agit de 128.927 emplois au sein des hôpitaux privés, des soins infirmiers à domicile, de la Croix Rouge et des maisons médicales, par ex. des praticiens de l’art infirmier, du personnel d’entretien, des médecins, du personnel d’accueil, etc. Ils représentent en tout 95.500 équivalents temps plein.

Un salaire en fonction du travail

Un point important : il y aura une nouvelle classification de fonction qui tiendra davantage compte de la fonction exercée et moins du diplôme. Cela permettra aux employés de gagner plus en début de carrière. On peut considérer l’introduction de ce nouveau système comme un fait historique. Cela fait déjà 20 ans qu’on entend parler d’un nouveau modèle de rémunération et aujourd’hui, les choses bougent enfin sur le terrain. Pour 80 % du personnel concerné, ce nouveau modèle implique une augmentation de salaire. Il est aussi important de savoir que ce système ne fait aucun perdant.

La première augmentation sera visible sur la fiche de paie de juillet 2018. Il s’agit d’une augmentation de salaire de 1 % en moyenne pour tous les travailleurs salariés du secteur privé des soins de santé fédéraux. L’augmentation sera un peu plus forte pour certaines fonctions que pour d’autres. Le salaire de certains infirmiers-chefs de service, par exemple, augmentera d’environ 2,5 % afin d’attirer plus facilement les bons profils pour ce poste crucial. Le personnel de soutien (entretien, logistique, etc.) connaîtra également une évolution. Ces prochaines années, les barèmes actuels seront progressivement rehaussés vers les nouveaux plafonds.

Un bonus qui tombe à pic

La prime unique des milliers d’employés des soins de santé fédéraux s’élève à 210 euros brut pour un emploi à temps plein. C’est un peu moins que ce qui avait été annoncé dans la presse, car l’estimation du nombre de travailleurs entrant en compte pour cette prime était à la base inférieure. Bien entendu, cette somme reste tout de même un beau bonus en cette période de fin d’année.

Le deuxième pilier de la pension

Les autorités fédérales investiront aussi des moyens supplémentaires dans le renforcement du deuxième pilier de la pension, et ce, afin de préserver la pension complémentaire des travailleurs salariés du secteur privé des soins de santé. Pour ce faire, le fédéral libère un montant total de 50 millions d’euros supplémentaires pour la période de 2017 à 2020.

Secteur public

Une étude de salaire sera menée l’année prochaine dans le secteur public – par ex. les hôpitaux publics ou le groupe important des soins gériatriques – afin d’également arriver à un modèle salarial adapté pour les personnes issues de ce secteur.