Besoin de transparence totale sur l’octroi de visas humanitaires : « Finies les manigances passant par de louches intermédiaires »

Geplaatst op 16 janvier, 2019 om 14:32

Maggie De Block (Open Vld), ministre de l’Asile et de la Migration, est choquée, suite au reportage sur l’octroi des visas humanitaires diffusé hier dans le magazine Pano sur la chaîne flamande VRT. Elle attend de la part de la justice qu’une enquête soit menée afin d’éclaircir le tout et de punir les coupables. La ministre se portera partie civile dans cette affaire. Elle a également chargé l’Office des étrangers de mener une enquête.

Sauf pour des cas exceptionnels, la ministre n’accepte plus que des demandes de visa humanitaire introduites par le biais du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR). « Finies les manigances passant par de louches intermédiaires. Je ne tolèrerai pas qu’on abuse de cet instrument humanitaire pour du profit personnel » ajoute la ministre Maggie De Block.

L’émission du magazine Pano diffusée hier a révélé des abus dans la procédure d’octroi de visas humanitaires. Ces visas sont octroyés pour des raisons humanitaires. Il s’agit d’une faveur et non d’un droit. Le reportage nous montre comment des personnes intermédiaires demandent des sommes astronomiques aux gens pour que les membres de leur famille ou leurs connaissances puissent obtenir un visa. « Je suis choquée par les témoignages diffusés dans ce reportage » dit Maggie De Block. « Faire payer de telles sommes à des personnes en détresse en échange d’aide est moralement tout à fait inacceptable. »

La ministre compte sur la justice pour aller jusqu’au fond de cette affaire. « La justice doit faire son travail et punir les coupables. Je me porterai donc partie civile pour pouvoir rester au courant de l’enquête et pour veiller à ce que les coupables doivent indemniser les dommages éventuels » a annoncé Maggie De Block.

La ministre prend déjà des mesures

La ministre n’attend cependant pas la justice pour déjà prendre des mesures. Elle a notamment chargé l’Office des étrangers de mener une enquête approfondie. « Je veux une transparence absolue. Je veux savoir combien de visas ont été demandés et octroyés de la sorte, par qui et comment » a indiqué la ministre.

La réinstallation ne sera en outre plus possible que via des organisations fiables. C’est en principe la mission de l’agence de l’ONU pour les réfugiés (UNHCR). « Les collaborateurs de l’UNHCR assurent le screening des réfugiés sur place pour savoir s’ils entrent en ligne de compte pour un visa humanitaire et les sélectionnent sur la base de critères objectifs dans un cadre international. Les ONG peuvent également faire des propositions mais nous devrons d’abord nous assurer que leurs procédures sont correctes et transparentes et qu’un bon screening des listes ait lieu. »

Les demandes individuelles peuvent toujours être introduites par les intéressés eux-mêmes, mais les visas ne seront accordés que dans des cas tout à fait exceptionnels. « Depuis que je suis entrée en fonction, ces manigances passant pas de louches intermédiaires ont pris fin. »