Des outils pour permettre aux médecins généralistes de déterminer la durée du congé de maladie à l’étude

Geplaatst op 26 octobre, 2018 om 15:59

La ministre de la Santé publique et des Affaires sociales, Maggie De Block (Open Vld) a chargé le Collège National de Médecine d’Assurance sociale d’identifier la durée d’incapacité de travail de huit tableaux cliniques.

« Les directives constitueront un outil pour les médecins qui leur permettra de vérifier leur évaluation médicale. Tout le monde peut dormir sur ses deux oreilles. Cette évaluation restera une décision individuelle du médecin qui repose sur l’état médical du patient », explique la ministre Maggie De Block. « Sur le terrain, il existe également un besoin de directives dans le chef des jeunes médecins. Bien entendu sans interférer dans leur expertise et connaissances de médecins.”

Il ne s’agit que de directives. Elles existent déjà en France et en Suède. « C’est le médecin qui connaît le mieux son patient ». Cette orientation en ce qui concerne la durée minimale doit justement protéger le patient contre l’arbitraire. On peut encore toujours déroger à ces directives lorsque du travail sur mesure est nécessaire en fonction des cas individuels. Les personnes malades doivent recevoir le temps de guérir » précise la ministre.

Dans une première phase, huit tableaux cliniques ont été sélectionnés. Ils sont la cause d’absences plus ou moins longues. Il s’agit des lombalgies, des problèmes musculaires de l’épaule, du cancer du sein, des infarctus, des dépressions modérées et burn-out, du syndrome du canal carpien (compression d’un nerf du poignet) et des prothèses du genou. Ces deux derniers sont des incapacités postopératoires.

Dans une seconde phase actuellement en cours, les directives seront élaborées.  Un consensus scientifique doit voir le jour au travers d’une étude menée auprès des médecins. Les médecins seront interrogés au plus tôt en décembre.

La ministre Maggie De Block souhaiterait encore avoir les résultats pendant cette législature mais la mise en œuvre des directives s’étalera pour partie sur la prochaine période législature