Devenir donneur d’organes ? En quelques clics sur www.masanté.be

Geplaatst op 26 juin, 2020 om 14:23

À partir du 1er juillet, toute personne souhaitant devenir donneur d’organes après son décès pourra faire enregistrer sa volonté sur le portail de santé en ligne Masanté. Il ne sera donc plus nécessaire de se rendre à la commune. Le système est également devenu plus précis : il est désormais possible de déterminer ce qu’il advient du reste du matériel corporel humain, tel que les os et les vaisseaux sanguins. Jusqu’à présent, il n’y avait pas de différenciation. Ces modifications ont été apportées à la demande de la ministre de la Santé publique, Maggie De Block (Open Vld).

La ministre de la Santé, Maggie De Block : « C’est une double avancée pour le citoyen. L’enregistrement en ligne sur www.masanté.be permet à de nombreuses personnes de signaler plus facilement leur volonté ou leur refus de devenir donneur d’organes. En parallèle, nous avons veillé à affiner la législation. Il est désormais possible de décider séparément de ce qu’il advient de nos organes et d’autre type de matériel corporel humain. Jusqu’ici, le fait d’enregistrer son consentement pour le don d’organes impliquait automatiquement un consentement pour le reste du matériel biologique. Ce système était dépassé. C’est pourquoi nous avons décidé de l’adapter. »

Quatre possibilités

À partir du 1er juillet, les citoyens pourront faire enregistrer leur préférence pour quatre options distinctes.

  • Don d’organes pour transplantation dans le corps d’une autre personne.
  • Don de matériel corporel humain tel que les os ou les vaisseaux sanguins :
  • À utiliser pour un patient qui en a besoin ;
  • À utiliser pour la production de médicaments ou de traitements innovants ;
  • À utiliser pour la recherche scientifique, par exemple pour mieux identifier la cause d’une affection ou pour trouver de nouveaux traitements.

L’enregistrement de sa volonté peut toujours se faire à l’administration communale. Mais à partir du 1er juillet, deux autres possibilités viennent s’y ajouter : chez votre médecin généraliste ou via www.masanté.be. Pour signaler vos préférences vous-même, vous devrez d’abord vous connecter, par exemple avec votre eID ou via itsme®.

Consentement présumé

Dans notre pays, chaque citoyen est donneur potentiel après son décès, à moins de s’y être opposé explicitement de son vivant. Cependant, dans la pratique, les médecins ne prélèvent pas d’organes sans autorisation explicite. Si le défunt n’a pas fait enregistrer sa volonté, le médecin prendra avant tout contact avec les proches. Mais la famille n’est pas toujours au courant du souhait du défunt. En outre, il est assez délicat de poser ce genre de question après la perte d’un être cher.

Maggie De Block : « C’est pourquoi il vaut mieux faire enregistrer explicitement sa volonté ou son refus d’être donneur d’organes après son décès. Il n’y aura alors plus aucun doute et cela évitera à vos proches d’être confrontés à cette question en période de deuil. »

Plus d’infos ?

Vous trouverez toutes les informations concernant la nouvelle réglementation sur la page suivante. Une campagne d’information à l’attention des citoyens est également prévue.

 

Masanté : un seul lien vers toutes vos données de santé

Masanté est le portail national de santé lancé par la ministre De Block en mai 2018. Le portail sert d’accès centralisé à chaque citoyen qui souhaite consulter ses données de santé personnelles ainsi que des informations fiables relatives à la santé en général.

Nos données de santé sont dispersées entre différents acteurs : les hôpitaux, les mutualités, les médecins généralistes, les pharmaciens, les différentes autorités publiques, etc. Afin de faciliter au mieux l’accès à ces données, la ministre De Block a lancé le portail central de santé Masanté. Ainsi, vous n’avez plus qu’à retenir une seule adresse : www.masanté.be. Ce lien vous donne un accès simple et rapide à vos données de santé personnelles

Les mutualités socialistes et libérales

Le portail vous permet de consulter vos données médicales, comme le résumé de votre dossier de votre médecin généraliste ou encore vos résultats de tests et examens effectués à l’hôpital. De plus en plus de personnes peuvent même y consulter leurs données médico-administratives. Ainsi, depuis peu, les membres des mutualités socialistes et libérales sont notamment en mesure d’accéder à leur dossier auprès de la mutualité via Masanté. Les membres des mutualités libres y avaient déjà accès depuis un certain temps.

Prenez votre santé en main

Le portail fait bien plus que donner accès aux données de santé. Les citoyens ont de plus en plus de possibilités pour prendre en main leur propre santé. L’enregistrement de la volonté ou du refus de devenir donneur d’organes après la mort en est l’exemple le plus récent. De plus, les citoyens ont la possibilité d’y signaler les effets indésirables d’un médicament, de gérer leurs relations thérapeutiques ou encore de mandater certaines personnes pour exécuter à leur place certaines missions de soins.

30.000 connexions par mois

Chaque mois, près de 30.000 personnes se connectent au portail. 70 % des utilisateurs s’identifient à l’aide de leur eID contre 30 % via l’application itsme®.