Encore trois candidats pour l’exploitation du Centre de Psychiatrie Légale

Geplaatst op 21 janvier, 2016 om 16:35

Le ministre de la Justice Koen Geens, la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique Maggie De Block et le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur Jan Jambon ont rendu visite aujourd’hui au chantier du Centre de Psychiatrie Légale à Anvers. Si les travaux continuent à évoluer comme prévu, le nouveau centre devrait être achevé d’ici la fin de cette année. Il offrira de la place à 182 patients internés à haut risque pour la sécurité.

Le nouveau Centre de Psychiatrie Légale à Anvers Linkeroever s’inscrit dans le Masterplan Justice 2008-2012-2016. Ce plan prévoit, outre la construction de cinq nouvelles prisons, l’édification de deux nouveaux centres de psychiatrie légale pour personnes internées, l’un à Gand (qui est totalement opérationnel depuis octobre 2015) et l’autre à Anvers. A cette fin, la Justice collabore étroitement avec la Santé publique et l’INAMI.

Tout comme pour le CPL de Gand, l’INAMI prendra en charge les frais médicaux, qui représentent un peu plus de la moitié du coût annuel. La Justice se chargera du financement de tout le personnel non soignant (management, administration, sécurité et surveillance, etc.) et de la fonction dite « d’hôtellerie ». Et la Régie des bâtiments, sous la tutelle du ministre de l’Intérieur Jan Jambon, finance les travaux et en assure le suivi.

Exploitation: encore trois candidats

Le CPL d’Anvers devra être totalement achevé d’ici la fin 2016. Des femmes internées pourront y séjourner aussi, ce qui n’est pas le cas à Gand.On ne sait pas encore qui exploitera le centre. En juillet 2015, le Conseil des ministres avait approuvé la dépense pour une offre de marché public concernant l’exploitation. Durant la visite, les noms des trois candidats, qui entrent en considération pour assurer l’exploitation du CPL, ont été révélés :

  • Groep Si-Cura (OPZC Rekem, Zorgbedrijf Antwerpen, SDB NV/SERIS Security NV);
  • Forensisch Psychiatrisch Centrum Gent NV;
  • Alliantie Provincialaat der Broeders van Liefde VZW et Stichting De Forensische Zorgspecialisten.

Le permis de bâtir pour le CPL d’Anvers a été accordé le 7 mai 2012 et la pose de la première pierre par l’entreprise NV Denys, de Wondelgem, a eu lieu le 24 février 2014. Le terrain s’étend sur environ
3,85 ha, et le futur complexe aura une superficie de quelque 16.400 m².

‘Soins humains’

Ministre Koen Geens: « Je suis heureux de voir que les travaux à la Linkeroever avancent bien. Ce gouvernement veut oeuvrer à un accueil adapté et des conditions de vie humaines pour les personnes internées qui ne peuvent pas être admises en psychiatrie classique. Nous progressons à grand pas; la construction de cet établissement en est un. Nous voulons ainsi, étape par étape, mettre fin au manque d’accueil adapté pour les personnes internées qui séjournent actuellement en prison. Nous réalisons des progrès sur le plan de l’exploitation également. Ainsi, cette semaine, en accord avec ma collègue De Block, j’ai pu prendre la décision de sélection et désigner les candidats retenus pour l’exploitation. »

Ministre Maggie De Block: « Ce centre s’inscrit dans l’accentuation du développement des soins de santé mentale dans notre pays: l’ensemble de nos citoyens mérite de bénéficier des soins de qualité, au bon moment et au bon endroit. Grâce à la construction de cette institution, nous pourrons bientôt accueillir et accompagner de manière humaine 182 personnes internées supplémentaires. C’est la meilleure manière d’arriver à les faire passer plus tard vers des établissements de moyenne sécurité ou vers des formes de soins du circuit classique. »

Ministre Jan Jambon: « Je suis fier et content que, au départ de la Régie des bâtiments, nous puissions donner forme et réaliser ce magnifique projet de construction. L’impact au niveau social est incontestable : ce centre offrira un port d’attache à 182 patients internés présentant un risque élevé pour la sécurité. »