Engagement européen en faveur des victimes d’actes terroristes

Geplaatst op 10 mars, 2017 om 03:11

A l’occasion de la journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme, Maggie De Block, ministre belge des Affaires sociales et de la Santé publique, Koen Geens, ministre belge de la Justice et Juliette Méadel, Secrétaire d’Etat française chargée de l’aide aux victimes ont signé aujourd’hui, le 10 mars 2017, une déclaration d’intention pour l’aide aux victimes de terrorisme.

L’objectif est de construire une politique internationale en la matière, notamment au niveau de la prise en charge et de l’accès à l’information.

D’autres pays européens, comme l’Espagne et la Hongrie se sont déjà joints à l’initiative.

A la suite de la Conférence internationale pour l’aide aux Victimes, organisée à Paris, à l’UNESCO,  le 9 janvier 2017, six pays européens (Belgique, Espagne, France, Hongrie, Italie, Roumanie), ont décidé de s’associer afin de créer un socle de services et de soutiens partagés pour les victimes du terrorisme avec une attention particulière pour la prise en charge des enfants et des jeunes victimes.

Maggie De Block, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique : « Lors des attentats de Bruxelles, l’aide et le plan médical d’urgence ont très bien fonctionné. Tous les services médicaux de notre pays et les organisations impliquées ont démontré que l’union fait la force. Nous devons à présent poursuivre cet engagement au niveau européen et échanger les bonnes pratiques pour assurer la meilleure prise en charge possible aux victimes du terrorisme. »

Koen Geens, ministre de la Justice : « Le fait que six pays européens unissent leurs forces pour organiser conjointement l’accueil et l’accompagnement des victimes d’actes terroristes constitue un grand pas en avant.  Lors de mes contacts avec d’autres collègues européens, je plaiderai pour qu’ils se joignent à cette initiative. »

Cette déclaration d’intention porte sur six actions prioritaires qu’un comité d’experts sera chargé de mettre en œuvre :

  • une meilleure prise en charge des victimes, via la mise en place d’un guichet unique et interdisciplinaire ;
  • une meilleure information pour toutes les victimes, grâce notamment à un portail internet unique dédié, un numéro de téléphone unique européen, une diffusion de l’information dans plusieurs langues ;
  • une indemnisation mieux harmonisée ;
  • une meilleure coordination des services nationaux de l’aide aux victimes, grâce à des échanges de bonnes pratiques et des formations conjointes.