Jamais autant de fonds européens pour le retour d’illégaux depuis la Belgique

Geplaatst op 15 janvier, 2020 om 15:26

L’an passé, la Belgique a plus que jamais fait appel à des moyens européennes pour renvoyer dans leur pays d’origine des personnes qui séjournaient illégalement dans notre pays. C’est le cas grâce aux vols payés directement par Frontex, l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes. C’est ce qu’indique la ministre de l’Asile et de la Migration, Maggie De Block (Open Vld). En 2020, l’Office des Étrangers continuent à miser de manière ciblée sur le retour forcé des criminels illégaux, des demandeurs d’asile déboutés et des transmigrants.

Maggie De Block (Open Vld), ministre de l’Asile et de la Migration : « Nos services de la migration peuvent réserver des billets d’avion que l’Europe paye directement. De tous les états-membres européens, la Belgique fait le plus appel à cette possibilité. Le retour forcé reste la clé de voûte de notre politique de l’asile et de la migration ferme et humaine. »

En 2019, la Belgique a pu compter sur environ 2,5 millions d’euros de l’Union européenne pour les vols de 1.540 personnes qui devaient quitter le territoire. 233 ont été accompagnées jusqu’à leur pays d’origine et 1.279 ont pu monter à bord sans escorte. 28 sont parties volontairement. C’était la première fois, en 2019, que Frontex a été utilisé dans le cadre du retour volontaire, tant en Belgique que dans l’Union européenne.

Places en plus pour les criminels illégaux dans les centres fermés

En 2020, l’Office des Étrangers fournira encore des efforts supplémentaires. Cette semaine, quarante places en centres fermés ont rouvert pour la détention de groupes cibles prioritaires, comme des criminels illégaux, des récidivistes causant des troubles et des illégaux en transit via notre pays. Dans les centres fermés, leur expulsion continue à être préparée.

Les quarante places ont été libérées suite à la décision en décembre de la ministre De Block et de son collègue Pieter De Crem, ministre des Affaires intérieures et de la Sécurité, d’optimaliser l’approche de la transmigration. Depuis, plus de soutien mobile est proposé aux services de police sur le terrain afin de mieux répondre aux besoins locaux. Pour les illégaux en transit via notre pays, 160 places restent prévues dans les centres fermés.

En outre, notre pays continue à miser sur des accords avec les pays d’origine pour collaborer au retour. Ainsi, un accord de retour a été conclus en 2019 avec le Rwanda et des discussions sont en cours avec la Turquie (avec l’UE), l’Angola, le Kirghizistan, le Tadjikistan et le Vietnam (via le Benelux) et avec l’Algérie, le Niger et le Sénégal.