La Belgique accueille 18 mineurs non accompagnés très vulnérables issus des camps grecs

Geplaatst op 08 mai, 2020 om 18:53

Notre pays répond à une demande de la Grèce en accueillant dix-huit mineurs non accompagnés. C’est ce qu’a décidé le gouvernement, dit Maggie De Block (Open Vld), ministre de l’Asile et de la Migration. La Belgique fournit déjà un effort très important dans la politique d’asile et de migration européenne. Notre pays veut toutefois soutenir la Grèce par cette reprise unique, alors qu’elle est sous pression à la frontière extérieure de l’Union européenne. Cette solidarité doit cependant aller de pair avec davantage de responsabilité et une répartition équitable des charges entre tous les états membres de l’Union européenne.

Maggie De Block (Open Vld), ministre de l’Asile et la Migration : « Nous comprenons très bien ce que la Grèce vit, et nous voulons être solidaires avec elle. Nous faisons dès lors un effort supplémentaire, malgré la crise du coronavirus et la saturation de notre réseau d’accueil. Mais de telles solutions ad hoc ne sont pas durables. Nous avons besoin d’une solution structurelle au niveau européen. Je plaide depuis longtemps déjà pour une politique européenne plus forte en matière d’asile et de migration, avec une juste répartition des charges. Chaque pays doit contribuer équitablement si nous voulons réaliser la solidarité européenne. »

Les dix-huit mineurs non accompagnés très vulnérables vivent en ce moment dans des conditions extrêmement précaires en Grèce. Fedasil, le Commissariat général aux réfugiés et apatrides (CGRA) et l’Office des étrangers mettent tout en œuvre pour faire rapidement venir ces jeunes dans notre pays. L’exécution pratique de cet engagement se déroule en concertation avec la Commission européenne et la Grèce. L’aspect logistique est pris en charge par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui réalisera également un premier contrôle médical.

À leur arrivée, les dix-huit mineurs non accompagnés seront d’abord accueillis dans un centre d’observation et d’orientation de Fedasil. Un accompagnement médical et psychologique aura lieu. Ils seront accueillis plus tard dans des places libres, cofinancées par Fedasil, au sein de l’aide à la jeunesse. C’est pourquoi une concertation a aussi eu lieu avec les communautés.

Enfin, notre pays continue à plaider au niveau européen pour une révision des règles actuelles. Chercher des solutions ad hoc, bateau par bateau, crise après crise, n’est pas efficace. Il faut une solution globale. La ministre De Block plaide depuis longtemps pour un mécanisme qui tienne compte des efforts de chaque état membre par rapport à l’effort global au niveau européen. Cela doit être réalisé sur base de chiffres objectifs.

La Belgique est aujourd’hui proportionnellement beaucoup plus solidaire que la plupart des états membres. Seules la Grèce et l’Allemagne accueillent par exemple davantage de mineurs non accompagnés que la Belgique. En chiffres relatifs, notre pays en fait même plus que l’Allemagne. Un mécanisme structurel de solidarité est donc nécessaire lorsqu’un état membre est confronté à des charges excessives. Ce n’est qu’avec une contribution équitable de chaque état membre que la solidarité européenne peut être garantie.