La ministre De Block poursuit le plan alcool

Geplaatst op 13 juin, 2018 om 12:00

Maggie De Block, ministre de la Santé Publique et des Affaires Sociales, partage l’inquiétude du Conseil Supérieur de la Santé (CSS) en ce qui concerne les effets nocifs de l’alcool. Il est bon d’avoir une directive qui incite les gens à réfléchir à leur consommation d’alcool. La ministre se montre par contre moins enthousiaste par rapport à certaines propositions car elles touchent aussi les gens qui ont un comportement responsable par rapport à l’alcool. « Interdire pour interdire n’est pas la solution, nous devons avant tout nous attaquer à la consommation problématique. 
La ministre poursuit donc la mise en œuvre de son plan fédéral alcool afin de lutter contre l’abus d’alcool et invite les entités fédérées à prendre leurs responsabilités.
« Je suis bien consciente des effets nocifs possibles de l’alcool. J’y ai été régulièrement confrontée en tant que médecin généraliste. Ma politique se concentre donc sur le petit groupe de Belges qui sont des buveurs problématiques. Nous devons les aider », explique Maggie De Block. « Mais je ne vais pas interdire pour interdire, cela ne sert à rien. Toutes les personnes qui achètent une bouteille de vin ou une bière dans un night-shop ne sont pas des buveurs problématiques ni de futurs alcooliques. Nous devons rester sérieux ».
Après des années de négociations infructueuses avec les gouvernements des entités fédérées sur une politique cohérente en matière d’alcool, la ministre a pris les devants en 2017 et a établi son plan fédéral alcool. La ministre De Block : « Le Fédéral prend donc ses responsabilités pour mener ses propres actions. Je demande aux entités fédérées d’en faire de même, par exemple en matière de prévention chez les jeunes. Ce n’est qu’en coopérant que nous pourrons faire la différence. »
Contrôles renforcés
La ministre De Block continue dans l’intervalle à travailler à la mise en œuvre du plan fédéral alcool. L’adaptation de la législation sur la vente d’alcool aux mineurs est par exemple en cours de discussion au sein du gouvernement. La ministre a également renforcé les contrôles sur la vente d’alcool aux mineurs. Avec succès : en 2017, deux fois plus d’amendes ont été infligées dans ce cadre.
« Ce qui compte vraiment ici, c’est le choix entre une véritable chasse aux sorcières et celui de croire à la responsabilité des gens », selon la ministre De Block. « Nous devons être très prudents avec des mesures restrictives supplémentaires. Leur intention est peut-être bonne, mais elles manquent souvent leur objectif. Les exemples étrangers ne montrent pas nécessairement que des règles plus strictes entraînent moins d’abus d’alcool ».