Le Grand-Duché de Luxembourg s’associe à l’initiative belgo-néerlandaise en matière de médicaments orphelins

Geplaatst op 24 septembre, 2015 om 15:43

Le Grand-Duché de Luxembourg s’associe à la collaboration belgo-néerlandaise en matière de médicaments orphelins. Les trois pays négocieront ensemble avec les entreprises pharmaceutiques afin de contenir le prix des médicaments orphelins. Aujourd’hui, le 24 septembre 2015, les ministres luxembourgeois Lydia Mutsch, en charge de la Santé publique, et Romain Schneider, en charge de la Sécurité sociale, ont signé la déclaration d’intention à cet effet.

Lydia Mutsch : « Le niveau élevé des prix des médicaments façonne de plus en plus nos réflexions sur l’accès à des soins de haute qualité au profit de nos citoyens, surtout de ceux atteints d’une maladie rare. Je suis convaincue que cette nouvelle collaboration avec nos partenaires belge et néerlandais constituera une étape importante pour aborder ensemble et de manière constructive des solutions pragmatiques. »

Romain Schneider, ministre luxembourgeois de la Sécurité sociale, confirme : « Nos budgets sont mis à rude épreuve par le coût des médicaments. Les connaissances et l’expérience acquises dans ce domaine par la Belgique et les Pays-Bas permettront au Luxembourg de profiter d’un savoir-faire d’une grande valeur. »

Une approche européenne des médicaments orphelins

La ministre belge de la Santé publique, Maggie De Block, se dit particulièrement satisfaite et espère que d’autres États se joindront à l’initiative : « Il s’agit d’une avancée vers une approche européenne encore plus largement partagée en matière de médicaments orphelins. L’année passée, chaque pays agissait encore seul. Aujourd’hui, nous sommes déjà trois à unir nos forces pour pouvoir fournir les meilleurs soins à nos patients atteints de maladies rares. »

La Belgique et les Pays-Bas ont discuté pour la première fois de cette approche commune en décembre 2014. Le 20 avril 2015, la ministre néerlandaise de la Santé publique Edith Schippers et son homologue belge Maggie De Block ont signé une déclaration d’intention en vue de négocier ensemble avec le secteur pharmaceutique le remboursement des médicaments orphelins.

Les services des ministres concernés élaborent actuellement les modalités pratiques de l’accord afin de pouvoir lancer un premier projet pilote.

L’initiative va bien au-delà de négociations conjointes avec l’industrie pharmaceutique. A terme, les trois pays veulent également échanger des données, partager des registres et coordonner leurs méthodes d’évaluation. Les trois pays examineront aussi ensemble quels médicaments innovants seront mis sur le marché au cours des années à venir et comment ils peuvent s’y préparer au mieux.

Des prix plus bas

Les maladies orphelines sont des maladies rares qui touchent moins de cinq personnes sur cent mille.

Il existe environ 8000 maladies orphelines pour lesquelles à peine 150 médicaments sont disponibles sur le marché. Selon les estimations, 30 millions d’Européens souffrent de l’une de ces 8000 maladies orphelines.

Étant donné qu’il s’agit d’un nombre relativement peu élevé de patients, une firme ne peut vendre que peu de doses d’un médicament orphelin et le prix est donc souvent très élevé.

Jusqu’à présent, chaque pays passait ses propres accords avec les firmes pharmaceutiques. En joignant leurs forces, ils représentent plus de patients et créent ainsi les conditions nécessaires pour  négocier un prix plus bas.

Les sociétés concernées en tirent également des avantages : elles ne doivent introduire qu’un seul dossier et ont accès à un plus grand nombre de patients. Différentes firmes pharmaceutiques ont déjà fait savoir qu’elles voulaient se joindre au projet pilote.