Le risque de pauvreté a augmenté. Que faut-il changer ?

Geplaatst op 03 décembre, 2019 om 16:02

Nous vivons dans l’une des régions les plus prospères d’Europe. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de pauvreté. Comment sortir de la pauvreté et comment éviter qu’une personne ne se trouve face à des difficultés ?

Les agents de la sécurité sociale surveillent de près l’évolution de la situation sociale et de la protection sociale. Il y a du pain sur la planche. Plus de 2 millions de personnes sont touchées ou menacées par la pauvreté. Il faut tout mettre en œuvre pour lutter contre ce problème. Il faut entreprendre des actions ciblées sur la base des faits et du contexte adéquat.

Une personne est considérée comme ayant un risque de pauvreté si ses revenus sont inférieurs à 60 % de la médiane des revenus. Cela signifie qu’aujourd’hui, le seuil pour une personne seule est de 1.187 euros nets par mois.

Le rapport de monitoring de la sécurité sociale comprend aussi des personnes qui se situent en dessous du seuil du risque de pauvreté mais qui ne vivent pourtant pas dans la pauvreté. Prenons l’exemple d’un(e) étudiant(e) qui vit seul(e) en kot mais qui reçoit encore une aide financière de la part de ses parents. Par ailleurs, il arrive que certains foyers vivent dans la pauvreté malgré qu’ils dépassent le seuil du risque de pauvreté, et ce, suite à une situation d’endettement.

Un job comme garantie contre la pauvreté

Il est ressorti des analyses que le travail est la meilleure manière d’échapper au risque de pauvreté. Nous ne cesserons de le rappeler. Nous souhaitons donc que le travail paie plus et soit plus attrayant que le chômage.

C’est pourquoi nous avons baissé les impôts pour que les salaires les plus faibles puissent le plus bénéficier d’une augmentation nette. Bientôt, le gouvernement flamand baissera à nouveau les impôts à notre demande. Les personnes aux revenus les plus faibles gagneront au moins 600 euros nets supplémentaires par an. Nous devons continuer sur cette voie.

En ce qui concerne l’activation à l’emploi, nous allons mieux accompagner les chercheurs d’emploi vers un job qui leur convient. De plus, notre filet de sauvetage social devra être suffisamment solide pour soutenir des personnes temporairement en difficultés. C’est pourquoi  nous voulons prendre de nouvelles mesures. J’ai chargé les agents de la sécurité sociale de mieux répertorier les groupes-cibles vulnérables en vue de préparer ce point en profondeur. Cela permettra au nouveau gouvernement fédéral de prendre des mesures ciblées.

Réduction d’impôts

Il faut éliminer les obstacles, tels que le prix élevé de la garde d’enfants, pour que les travailleurs à temps partiel puissent opter pour un emploi à temps plein. L’Open Vld souhaite également que les personnes à faibles revenus aient plus facilement accès aux emplois mieux rémunérés. Nous envisageons plusieurs possibilités, notamment à l’aide de reconversions professionnelles et de trajets de transition.

Certains proposeront d’augmenter les impôts, mais ce n’est pas la bonne méthode. Cela ne fera que diminuer la médiane des revenus, et par conséquent, le seuil du risque de pauvreté. Ainsi, moins de personnes passeront sous la barre, ce qui devrait améliorer les chiffres.

Tout cela semble très bien en théorie, mais pas dans la pratique. Une augmentation des impôts ne fera que ralentir notre économie, ce qui supprimera des postes d’emploi tout en réduisant les chances d’avancer sur le marché du travail. Cela n’améliorera donc pas la situation des personnes en situation de pauvreté.

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