Les applications mobiles reçoivent leur place dans les soins de santé

Geplaatst op 16 février, 2018 om 00:00

La ministre de la Santé publique, Maggie De Block, souhaite donner une place aux applications mobiles dans les soins de santé réguliers. Afin de garantir la qualité et la sécurité du patient, elle propose de procéder à l’aide d’un système de validation en forme de pyramide.

« 24 projets pilotes sont en cours depuis 2017. L’évaluation suivra bientôt, mais entre-temps, nous ne sommes pas restés les bras croisés. C’est ainsi qu’est née cette proposition. »

Les applications numériques ont le vent en poupe dans les soins de santé. Grâce aux applications, les patients peuvent devenir copilotes de leur propre santé. Les applications et appareils mobiles leur permettent de suivre eux-mêmes et de faire suivre plus rapidement leur état de santé. Le patient aurait ainsi, par exemple, un aperçu clair de nombreuses données médicales sur son smartphone.

En ce moment, il n’existe pas encore de réglementation pour les applications mobiles dans le secteur des soins, ni aucun cadre juridique ou encore un modèle permanent pour la rémunération des prestataires de soins. La ministre De Block souhaite que cela change. Sa proposition concernant un système de validation en forme de pyramide constitue une étape importante dans ce cadre. Cette pyramide permettra d’évaluer si une place et, le cas échéant, laquelle peut être attribuée aux applications dans le cadre des soins de santé réguliers.

Trois niveaux

La pyramide est composée de trois niveaux :

  • Le niveau inférieur impose les critères de base pour chacune des applications qui souhaitent avoir accès à nos soins de santé. Les appareils et applications doivent fonctionner comme promis, par exemple, surveiller le pouls d’un patient tout en respectant la réglementation en matière de vie privée et de la sécurité des données.
  • Pour pouvoir être acceptées au deuxième niveau, les applications doivent, entre autres, être en mesure de communiquer avec d’autres applications de santé mobile officielles dans notre pays (interopérabilité). Bien entendu, elles devront aussi répondre à certaines conditions de base.
  • Le troisième et plus haut niveau est réservé aux applications dont l’utilisation a bien démontré une plus-value sur le plan économique de la santé. De plus, ces applications devront répondre à tous les critères des deux autres niveaux susmentionnés. Un modèle de financement sur mesure sera développé pour ce troisième niveau.

 

L’élaboration exacte du système de validation en forme de pyramide se déroulera dans les semaines qui suivent, en collaboration avec différentes administrations (l’AFMPS, le SPF Santé publique, l’INAMI, la plate-forme e-Santé) et les fédérations sectorielles Agoria et beMedTech.

Digital Health Valley

Pour ce qui est de l’évolution numérique des soins de santé, la ministre De Block collabore avec Alexander De Croo, Vice-Premier ministre et ministre de l’Agenda numérique et des Télécom. Ensemble, ils souhaitent faire de la Belgique une Digital Health Valley : un ‘écosystème’ qui convaincra les entreprises d’investir dans le développement des soins de santé numériques.

Dans ce cadre, Agoria, beMedTech et l’Association belge des directeurs d’hôpitaux (ABDH) ont lancé HealthTech.Belgium au début du mois. Il s’agit d’une initiative commune du secteur des soins et de l’industrie visant à introduire plus rapidement les innovations numériques relatives au domaine des soins dans nos soins de santé. La Digital Health Valley fait partie du plan plus large du gouvernement fédéral, intitulé Digital Belgium, qui a pour but de placer notre pays dans le top 3 européen sur le plan numérique.