Les capteurs de glucose offrent aux patients diabétiques une meilleure qualité de vie

Geplaatst op 17 septembre, 2018 om 08:36

Un bon système de capteurs pour surveiller la glycémie peut améliorer considérablement la qualité de vie des patients souffrant de diabète de type 1. Telle est la conclusion d’une étude réalisée par plusieurs hôpitaux et universités belges. Un tel système offre plus de confort et permet une meilleure surveillance de la glycémie, réduisant ainsi les complications. A l’UZ Leuven et à l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola, des patients atteints de diabète de type 1 et des prestataires de soins ont partagé aujourd’hui leurs expériences avec la ministre de la Santé publique, Maggie De Block.

La ministre De Block : « Un système de surveillance pratique permet aux patients diabétiques de surveiller beaucoup plus facilement leurs valeurs sanguines. Grâce à un encadrement professionnel au sein des centres du diabète, ils apprennent aussi à bien interpréter l’information. Cela leur permet d’intervenir plus rapidement en cas de besoin et de mieux contrôler leur état.

Rôle pionnier de la Belgique

Afin de contrôler leur glycémie, les patients atteints de diabète de type 1 doivent surveiller régulièrement leur glycémie. En 2016, la ministre de la Santé publique, Maggie De Block, a décidé de rembourser un nouveau système de suivi de ces valeurs : le flash glucose monitoring. Les patients attachent un capteur contenant une minuscule aiguille sur leur bras ou leur abdomen. Les valeurs sont enregistrées en continu. Elles peuvent être lues à partir d’un appareil spécial ou via une application sur le smartphone. Le capteur est imperméable et adhère à la peau pendant 1 à 2 semaines.

Le capteur fait partie du traitement dans un centre du diabète reconnu. Les patients atteints de diabète de type 1 obtiennent un remboursement complet de leurs capteurs, les patients adultes de type 2 peuvent les acheter à un prix très réduit. La Belgique a été l’un des premiers pays à rembourser ce système à grande échelle.

Les derniers chiffres des centres du diabète pour adultes et pour enfants et adolescents estiment que 21 522 patients atteints de diabète de type 1 utilisent désormais la nouvelle méthode de mesure par capteur : 19.219 adultes et 2.303 enfants. Au total, on estime à 45 000 le nombre de personnes atteintes de diabète de type 1 dans notre pays, dont environ 3 500 enfants et adolescents.

Piqûre classique

Auparavant, les patients devaient surveiller leur glycémie à l’aide d’une piqûre de doigt classique : plusieurs fois par jour, ils devaient se piquer le doigt, appliquer du sang sur une bandelette réactive, puis lire et enregistrer leur glycémie. Sur la base de ces informations, ils établissaient un schéma pour l’administration de l’insuline.

Avantages du système de capteurs

En 2015 et 2016, plusieurs universités et hôpitaux belges ont mené, avec le soutien de la ministre De Block, une étude sur les avantages et les inconvénients de la surveillance par capteurs des patients atteints de diabète de type 1. Les patients de l’étude ont utilisé la surveillance continue de la glycémie, une variante du flash glucose monitoring. Le capteur est placé sous la peau, dans la partie supérieure du bras ou de l’abdomen. Le capteur, qui reste en place pendant une semaine, mesure la concentration de glucose dans le liquide cellulaire sous-cutané et envoie ces valeurs via un émetteur au smartphone, au scanner ou à la pompe à insuline du patient.

Les résultats de l’étude montrent clairement que l’utilisation d’un système de capteurs permet d’améliorer considérablement la qualité de vie des patients diabétiques. Au total, 515 patients ont participé à l’étude, qui a duré un an.

En douze mois, la proportion de patients ayant une glycémie bien maîtrisée est passée de 23 à 33%.
Le nombre de patients qui ont dû être hospitalisés en raison d’un dérèglement de la glycémie est passé de 16 à 4%. Ces patients ont de plus pu quitter l’hôpital beaucoup plus rapidement.
Le nombre de patients qui ont dû rester à la maison à cause de leur maladie est passé de 123 à 36 patients.
Les patients pouvaient mieux contrôler leur état grâce au système de surveillance et craignaient donc beaucoup moins l’hypoglycémie.
Type 1 versus type 2

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune qui apparaît quand le corps ne fabrique plus d’insuline, l’hormone qui régule le taux de sucre dans le sang. La maladie se manifeste souvent dès l’enfance. Environ 10% du nombre total de patients diabétiques souffrent de diabète de type 1.

En cas de diabète de type 2, il y a bien une production d’insuline, mais celle-ci se fait en quantité insuffisante, ou l’efficacité de l’insuline présente est réduite. La prédisposition génétique joue un rôle, mais le surpoids et le manque d’activité physique font augmenter le risque de développement de la maladie. Le diabète de type 2 survient principalement à partir de 40 ans.