L’oncofreezing désormais remboursé pour deux nouveaux groupes de patients

Geplaatst op 02 novembre, 2018 om 08:59

La ministre de la Santé publique Maggie De Block étend le remboursement de l’oncofreezing à deux autres groupes de patients. Ils pourront ainsi désormais eux aussi envisager de réaliser leur désir d’enfant après leur traitement.

Maggie De Block : « Certains traitements peuvent rendre les patients stériles. Grâce au remboursement de l’oncofreezing, nous souhaitons supprimer ce fardeau. Si après leur traitement, ils souhaitent concrétiser leur désir d’enfant, c’est encore tout à fait possible. Depuis 2017, nous remboursons l’oncofreezing aux patients atteints d’un cancer, aujourd’hui nous étendons ce remboursement à deux groupes supplémentaires de patients. »

Depuis la mi-avril 2017, les patients atteints d’un cancer peuvent compter sur le remboursement intégral de l’oncofreezing. Il s’agit tant de patients atteints d’un cancer qui doivent subir des traitements lourds que de femmes dont les ovaires doivent être enlevés à titre préventif, par exemple en cas de risque élevé de cancer du sein et/ou des ovaires. La ministre De Block étend à présent ce remboursement à deux autres groupes de patients : les femmes atteintes d’une tumeur bordeline de l’ovaire (non cancéreuse) et les patients souffrant d’une affection hématopoïétique (ex. thalassémie ou drépanocytose) qui nécessitent une greffe de cellules souches. Selon nos estimations, ce sont respectivement une cinquantaine et une vingtaine de patients par an qui pourraient y avoir recours.

Procédé coûteux

L’oncofreezing est pratiqué principalement pour les patients jeunes qui doivent subir un traitement lourd, comme la chimiothérapie, pouvant altérer leur fertilité. Du matériel génétique de reproduction est prélevé, congelé et conservé afin qu’il puisse être utilisé ultérieurement. Il peut s’agir d’ovocytes, de spermatozoïdes, de tissus testiculaires ou ovariens.

L’ensemble du procédé est très coûteux : l’oncofreezing de sperme, de tissu testiculaire ou ovarien coûte 1.300 euros, pour les ovocytes le coût monte à 3.400 euros. Afin de supprimer l’obstacle financier pour les patients, l’oncofreezing est entièrement remboursé pour certaines pathologies depuis 2017. La ministre De Block libère un montant total de 4 millions d’euros sur base annuelle pour ce remboursement. L’extension du remboursement à deux nouveaux groupes de patients s’inscrit dans ce budget.

Importance de la sensibilisation

La ministre De Block lance un appel aux spécialistes, généralistes et autres acteurs des soins de santé afin qu’ils parlent de l’existence du remboursement à un maximum de personnes. La ministre De Block : « Commencer directement à parler de fertilité lors de l’annonce d’un diagnostic lourd peut être une chose très délicate à faire. Mais il est tout de même très important de le faire. Les patients qui entrent ligne de compte doivent savoir que cette possibilité existe sinon ils ne pourront pas en faire usage.”

Centres agréés

Les patients peuvent faire congeler leur matériel génétique de reproduction gratuitement dans un des 18 centres de médecine reproductive qui proposent l’oncofreezing dans notre pays (voir la liste des centres B). Les jeunes patients âgés de moins de 16 ans peuvent se rendre dans 8 de ces 17 centres. Le remboursement dans un centre est d’application dès la signature de la convention dont question avec l’INAMI. Entretemps, les 18 centres ont reçu la convention qu’ils ne tarderont certainement pas à signer.

A la suite d’une première évaluation réalisée après neuf mois de remboursement, quelque 303 patients ont fait congeler du matériel génétique de reproduction : 209 hommes et 94 femmes. 30 de ces 303 patients étaient âgés de moins 16 ans. Les prochains chiffres sont attendus au printemps 2019.