Maggie De Block: « Rembourser le test DPNI et éviter 50 fausses couches par an »

Geplaatst op 09 février, 2015 om 03:50

Maggie De Block, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, veut éviter que les femmes fassent encore des fausses couches suite à une ponction amniotique effectuée pour dépister le syndrome de Down. La Ministre De Block: « Nous travaillons conjointement avec l’INAMI pour introduire le remboursement du test DPNI (test de dépistage prénatal non invasif) chez les femmes qui font partie du groupe à risque. »

Chaque année, une cinquantaine d’interruptions involontaires de grossesse surviennent en moyenne en Belgique après une ponction amniotique destinée à dépister la trisomie, ou syndrome de Down.

Le test prénatal non invasif a été utilisé pour la première fois en Belgique dans des laboratoires privés début 2013. Ce test examine l’ADN du placenta de la mère, élimine tout risque de fausse couche à cause du test et décèle la trisomie avec 99,8% de certitude.

Le 2 février 2015, la ministre De Block a lancé une concertation sur le DPNI avec l’INAMI. Elle veut que le DPNI soit remboursé le plus rapidement possible pour le groupe à risque des 5.000 femmes sur qui une ponction amniotique est actuellement pratiquée.

Comme premier résultat de la concertation, la ministre De Block a demandé au Conseil technique médical d’élaborer une proposition.

Groupe à risque

Ces dernières années, en Belgique, environ 128.000 enfants sont nés par année. Dans ce contexte, 100.000 femmes effectuent un dépistage du syndrome de Down. Le premier dépistage est une échographie avec mesure de la clarté nucale du fœtus.

Ce premier dépistage délimite un groupe à risque d’environ 5.000 femmes qui passent ensuite un second test de dépistage de la trisomie, une ponction amniotique.

Maggie De Block: « Ce test est si délicat qu’il entraîne parfois des complications qui donnent lieu à une fausse couche dans 50 cas, ou 1 pour cent des femmes du groupe à risque. C’est particulièrement éprouvant pour les parents et leur famille. Il est ressorti de la concertation avec l’INAMI que nous pouvons rembourser le DPNI non invasif pour le groupe à risque. Donc, je veux qu’il soit remboursé. »

Le remboursement est possible parce que les frais des ponctions amniotiques et les frais d’hôpitaux engendrés par les complications sont éliminés.

Le remboursement du DPNI pour le groupe à risque est également une recommandation du Conseil supérieur de la santé et du Centre d’expertise des soins de santé (KCE).

Meilleure qualité

Entre-temps, les calculs du KCE ont montré que le remboursement du DPNI représente une économie de 1,6 million d’euros pour le groupe à risque de 5000 femmes. La ministre Maggie De Block: « Et je souhaite investir directement cette somme dans une amélioration de la qualité des échographies avec mesure de la clarté nucale. Si les gynécologues apprennent à encore mieux interpréter ces échographies, ce sera d’ailleurs également profitable aux bébés présentant des problèmes cardiaques. »