Médiation interculturelle dans les soins de santé: déjà près de 7000 interventions à distance en 2018

Geplaatst op 11 décembre, 2018 om 02:17

Près de 7000 interventions à distance d’un médiateur interculturel ont eu lieu au cours des 11 premiers mois de 2018. Le but est d’aider les prestataires de soins et les patients à communiquer entre eux. Une démonstration du nouveau système de vidéoconférence était organisée au-jourd’hui au centre de soins de proximité Daenshuis à Alost.

«Il s’agit ici d’un bel exemple de la façon dont la technologie peut soutenir les soins aux patients. Dans notre pays, depuis plus d’un quart de siècle, les médiateurs interculturels aident à combler le fossé entre les prestataires de soins et les patients issus de milieux différents dans nos hôpitaux. Grâce à ce système sécurisé de vidéoconférence, nous pouvons offrir cette assistance également dans un cadre extrahospitalier.»

Notre pays compte à ce jour quelque 100 médiateurs interculturels qui, ensemble, parlent 23 langues différentes. Leur rôle consiste à lever autant que possible les obstacles linguistiques et culturels qui peuvent exister entre soignants et patients. Les premiers médiateurs dans les hôpitaux datent de 1999. Depuis peu, ils peuvent également intervenir à distance dans les soins de première ligne, par exemple dans les centres de soins de proximité. C’est dans ce but que le SPF Santé publique et l’Inami ont mis en place fin 2016 une nouvelle plate-forme de vidéoconférence sécurisée qui est de plus en plus fréquemment utilisée.

Maisons médicales

Du 1er janvier au 30 novembre 2018, le système de vidéoconférence a été utilisé 6867 fois. Dans 57% des cas, il s’agit d’hôpitaux qui ont sollicité l’aide à distance d’un médiateur interculturel d’un autre hôpital. Dans 30% des cas, c’est un centre de soins de proximité qui a fait appel à ce service, dans 11% des cas le service médical d’un centre d’accueil pour réfugiés, et dans 2% des cas un médecin généraliste ou un médecin de Médecins du Monde. La langue la plus demandée a été l’arabe standard moderne, principalement pour les patients arrivés récemment de Syrie ou d’Irak.

Outre ces prestations à distance, les médiateurs interculturels interviennent physiquement environ 110 000 fois par an lors de consultations en hôpital.

Extension en 2019

Tant les patients qui ne maîtrisent pas le français ou le néerlandais que les prestataires de soins considèrent que l’aide fournie par un médiateur à distance est une plus-value majeure durant les consultations. Ces dernières semaines, le SPF Santé publique et l’INAMI ont procédé à une analyse détaillée du nouveau système de vidéoconférence afin de pouvoir l’améliorer de façon ciblée. Le feedback des prestataires de soins permet aussi de renforcer la convivialité du système.

En 2019, la ministre De Block élargira le système, en augmentant à la fois le nombre de médiateurs et le nombre de langues. L’accent sera mis sur les langues pour lesquelles un besoin important se fait sentir suite à l’afflux de réfugiés, comme l’arabe, le dari, le farsi et le somalien.