Presque plus de frais médicaux pour les donneurs d’organes « vivants »

Geplaatst op 21 novembre, 2016 om 09:40

A l’initiative de Maggie De Block, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, les personnes qui donnent leurs organes de leur vivant ne devront désormais plus payer certains frais médicaux après le don d’organe. Le Comité d’Assurance de l’INAMI a donné son feu vert à cette mesure aujourd’hui, le 21 novembre 2016. L’accord médico-mutualiste 2015 prévoit pour ce faire un montant de 263.000 euros.

Jusqu’à aujourd’hui, les frais médicaux liés à un don d’organes de son vivant étaient en grande partie pris en charge par l’assurance obligatoire soins de santé. Une partie restait toutefois à la charge du donneur.

Maggie De Block : « Les personnes qui donnent leurs organes de leur vivant accomplissent un geste exceptionnel. Il était donc essentiel que nous leur témoignions tout notre respect en éliminant les obstacles financiers liés au don d’organes. »

Concrètement, les donneurs d’organes ne devront plus payer de quote-part personnelle pour la plupart des prestations médicales réalisées dans l’année suivant leur admission à l’hôpital pour le prélèvement d’organe(s). C’est au cours de cette période que les coûts sont les plus élevés pour le donneur.

Les donneurs ne devront également plus payer les consultations, ni les prestations de biologie clinique et de radiologie réalisées au cours de la période s’étendant de la fin de la 1eannée suivant le prélèvement à la dixième année. Ces prestations doivent être directement liées au don d’organes.

Vu la pénurie actuelle de donneurs, de plus en plus de transplantations ont lieu grâce aux personnes qui donnent un organe de leur vivant.

En 2015, on comptait 90 donneurs vivants (57 reins et 33 foies), tandis que pour 2014 et 2013, ces mêmes chiffres s’élevaient respectivement à 107 (67 reins et 40 foies ) et à 105 (63 reins et 42 foies).

L’Arrêté Royal comprenant ces mesures sera publié au printemps 2017 et entrera ensuite en vigueur.