Regroupement familial : 5 ans avant d’avoir droit au chômage

Geplaatst op 28 avril, 2019 om 15:49

Celui qui vient dans notre pays doit aussi contribuer à notre vivre-ensemble et à notre bien-être, dit la ministre de l’Asile et de la Migration, Maggie De Block (Open Vld). C’est pourquoi elle souhaite des règles plus strictes pour le regroupement familial. Celui qui vient ici ne peut recevoir d’allocation de chômage pendant cinq ans. Elle veut en outre que les réfugiés soient accueillis dans leur propre région et aux frontières extérieures de l’Europe. Ils peuvent introduire là-bas leur demande d’asile. Venir illégalement jusqu’ici n’aurait alors, selon la libérale, plus aucun intérêt.

« Celui qui vient ici doit aussi contribuer à notre vivre-ensemble et notre bien-être. C’est pourquoi nous souhaitons des règles plus strictres pour le regroupement familial. Celui qui vient ici ne peut recevoir d’allocation de chômage pendant cinq ans. Nous devons cependant améliorer l’accompagnement vers l’emploi et fournir un meilleur soutien. C’est du donnant-donnant », selon Maggie De Block.

La migration est un phénomène qui ne peut, selon la ministre, être pris en charge à la racine qu’au niveau international et européen. « Nous surveillons les frontières extérieures de l’Europe de sorte que les frontières intérieures puissent rester ouvertes. Ces frontières intérieures ouvertes sont l’essence de l’Europe et le moteur de notre économie. Il suffit de regarder à la mauvaise saga du Brexit », insiste-t-elle. « Nous accueillons les réfugiés dans leur propre région et aux frontières extérieures de l’Europe. C’est là qu’ils peuvent introduire leur demande d’asile. Venir illégalement jusqu’ici n’aurait alors plus aucun intérêt. Nous pouvons ainsi également mettre fin à l’inhumain trafic d’êtres humains. »

De Block plaide pour une continuation de la politique d’asile ferme et juste qu’elle a mise en place il y a huit ans. « Celui qui doit réellement fuir reçoit notre protection. Celui qui ne reçoit pas l’asile est renvoyé, par la force si nécessaire. Non, c’est non. Je n’accepte pas que l’on abuse des procédures en les étirant autant que possible dans l’espoir qu’une réponse négative devienne tout d’un coup positive », conclut-elle.