Répartition de 15 centres spécialisés pour des soins complexes de l’AVC en Belgique

Herseninfarct
Geplaatst op 19 juillet, 2019 om 16:21

Sept en Région flamande, cinq en Région wallonne et trois dans la Région de Bruxelles-Capitale. Telle est la répartition des 15 centres spécialisés pour des soins interventionnels de l’AVC dans notre pays. Les entités fédérées peuvent à présent octroyer leur agrément à des hôpitaux individuels.

Au début de cette année, la ministre de la Santé publique, Maggie De Block, a décidé de concentrer les soins interventionnels de l’AVC (par ex. les thrombectomies) dans maximum 15 hôpitaux répartis sur l’ensemble du territoire. Elle souhaite ainsi améliorer la qualité de vie des patients victimes d’un infarctus cérébral. En effet, l’expertise de l’équipe de soins est primordiale. Elle détermine dans une large mesure si le patient gardera ou non des séquelles après un accident vasculaire, et, si oui, la gravité de celles-ci. La concentration dans un certain nombre de centres est donc nécessaire pour que les équipes de soins puissent atteindre un niveau d’expertise suffisant.

Hôpitaux individuels

L’AR fixant le nombre maximal de centres pour notre pays a été publié au Moniteur belge le 1er février 2019. Lors de la Conférence Interministérielle de la Santé publique, ce montant a ensuite été réparti entre les régions : la Région flamande disposera de maximum sept centres, contre maximum cinq en Région wallonne et maximum trois dans la Région de Bruxelles-Capitale. La prochaine étape est l’octroi d’agréments par les entités fédérées à des hôpitaux individuels.

Durée de transfert et expertise

Lorsqu’il a fallu décider du nombre maximal de centres pour notre pays ainsi que de la répartition sur l’ensemble des régions, deux facteurs ont été déterminants. Il s’agit tout d’abord de la durée de transfert, à savoir le temps nécessaire pour transférer le patient à l’hôpital. Dans le domaine des soins de l’AVC, il est question de la golden hour : le patient a en effet le plus de chances de se rétablir en cas d’intervention dans l’heure. Grâce à une bonne répartition des 15 centres sur l’ensemble du pays, le patient pourra toujours être transféré dans l’heure vers un hôpital spécialisé, et ce, où qu’il se trouve en Belgique.

Le deuxième facteur déterminant est l’expertise des neuroradiologues interventionnels et de leurs équipes de soins. La concentration dans maximum 15 centres leur permet de développer l’expertise indispensable pour garantir la meilleure qualité possible aux patients.

Soins interventionnels de l’AVC
Un infarctus cérébral, également appelé un accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique, est une perturbation de la circulation sanguine dans le cerveau causée par un caillot de sang dans les artères. Sur les 18.000 Belges qui chaque année sont victimes d’un infarctus cérébral, la grande majorité peut être soignée grâce à un traitement médicamenteux pour dissoudre le caillot (thrombolyse). Chez environ 700 à 1.000 patients par an, un acte interventionnel est pratiqué, dans la majorité des cas par une thrombectomie. Les chances d’une bonne récupération après cette intervention sont élevées mais, en même temps, cette technique est tellement complexe que tout le monde n’est pas à même de la pratiquer. Pour garantir la meilleure qualité de soins possible aux patients, un neuroradiologue interventionnel doit pratiquer au minimum 40 à 60 interventions par an. La qualité de l’intervention diminue sinon sensiblement et le patient court alors davantage de risques de garder de graves séquelles à vie. De même, la coordination des soins par le neurologue et l’expertise de l’équipe soignante concernée sont cruciaux pour une issue favorable.

Plus d’infos ? Lisez notre communiqué du premier février 2019.