Retour de familles avec enfants : visite du secrétaire d’État néerlandais pour apprendre des meilleures pratiques belges

Geplaatst op 21 mai, 2019 om 13:30

Le lundi 20 mai 2019, Maggie De Block, Ministre de l’Asile et de la Migration, a reçu la visite de Mark Harbers, secrétaire d’Etat néerlandais à la Justice et à la Sécurité. Le Néerlandais s’est montré intéressé par les meilleures pratiques belges en matière de politique concernant les familles avec enfants mineurs qui doivent rentrer chez elles. Ensemble, ils ont également visité les maisons de retour ouvertes à Sint-Gillis-Waas.

Maggie De Block, ministre belge de l’Asile et de la Migration : « Je suis fière que les gouvernements étrangers, et mon collègue Néerlandais en particulier, aient pu voir comment fonctionne notre politique en faveur des familles en séjour irrégulier. Cela montre que nous faisons du bon travail. Notre politique est efficace. »

« Presque tous les pays européens sont confrontés aux mêmes défis en matière de politique migratoire. Un de ces défis concerne le retour des familles avec enfants. Ce que notre pays fait pour eux est un exemple pour nos voisins », explique la ministre De Block. « L’intérêt de l’enfant est pris en compte. Nous offrons des alternatives efficaces à la détention, dans la mesure du possible. Nous essayons d’abord d’organiser un retour volontaire. Mais s’ils refusent, nous n’avons parfois pas d’autre choix que de les expulser. Dans les deux cas, cependant, nous veillons à ce que les conditions de séjour soient aussi humaines que possible. Telle est notre politique migratoire, stricte mais juste et humaine. Les maisons de retour ouvertes y contribuent. C’est pourquoi mon collègue néerlandais est ici aujourd’hui pour apprendre comment fonctionne notre système. »

Accueil et retour des familles en séjour irrégulier

Des organisations internationales, des ONG et d’autres pays reconnaissent notre pays comme un exemple en matière de prise en charge des familles avec enfants qui n’ont pas ou plus de droit de séjour en Belgique et qui doivent rentrer. Cela concerne en particulier les familles qui n’ont pas les documents requis à leur arrivée en Belgique (par exemple, pas de visa valide) ou les familles dont la demande d’asile (demande de protection internationale) a été rejetée. Ces familles peuvent résider dans des centres de retour ouverts. C’est en ce sens que collaborent Fedasil et l’Office des Etrangers.

Coaching sur mesure

Dans ces centres de retour ouverts, les familles reçoivent également un accompagnement sur mesure. Un processus de retour est entamé au cours duquel la famille reçoit des informations détaillées sur ses droits et obligations en Belgique. Le coach de retour ne se contente pas de les assister socialement et administrativement. Il les assiste également dans leur vie quotidienne. Une relation de confiance peut ainsi se développer, ce qui devrait augmenter les chances de succès du service de conseil pour favoriser le retour volontaire dans leur pays d’origine.

Depuis 2014, il est également possible pour une famille déboutée d’organiser un accompagnement pour le retour volontaire à leur domicile.

En cas d’échec d’un retour volontaire, l’expulsion forcée peut être exécutée. Pour les familles avec des enfants mineurs, cela se fait également dans des centres ouverts : les maisons de retour ouvertes. Leur retour forcé y est organisé et préparé, mais la possibilité d’un départ volontaire reste toujours ouverte.

Les coaches expliquent aux familles les possibilités de retour volontaire assisté et de réinsertion afin que le retour se fasse dans les meilleures conditions possibles. L’intérêt de l’enfant est pris en compte tant pour le retour volontaire que pour le retour forcé.

Maisons de retour ouvertes comme alternative à la détention

Les maisons de retour ouvertes de l’Office des Etrangers existent depuis octobre 2008 et sont considérées comme une alternative au maintien des familles dans des centres fermés. L’Office des Etrangers compte actuellement 28 maisons réparties sur cinq sites.  Il s’agit de logements « community based », c’est-à-dire que les maisons ou appartements sont situés au centre des communes et ne peuvent être distingués des autres maisons dans la rue. En principe, chaque unité d’habitation est habitée par une seule famille ; l’intimité est ainsi garantie autant que possible.