Softénon – L’intérêt des victimes doit primer

Geplaatst op 27 novembre, 2018 om 03:19

La thalidomide – médicament plus connu sous le nom Softénon – a été utilisé dans les années 60 pour réduire les nausées pendant la grossesse. Il a malheureusement provoqué de nombreuses malformations avant d’être interdit. Suite à des fuites vers la presse, Maggie De Block (Open Vld), ministre de la Santé publique et des Affaires sociales, tient à réagir.

«Ces personnes doivent se battre depuis tant d’années. Leur situation me touche profondément », s’émeut la ministre. Maggie De Block explique : « La création d’un fonds d’aide a été promise par ma prédécesseur. Elle n’a pas pu le mettre en place. J’y travaille, mais ça prend du temps. » La ministre confirme donc sa volonté de trouver une manière d’indemniser les personnes concernées. Le mécanisme doit encore être validé par le gouvernement. Il est donc impossible d’en dévoiler le fonctionnement à l’heure actuelle.

Les victimes sont les premières personnes à qui la ministre pense. Les fuites dans les médias ne les aident pas. Les victimes auraient dû être les premières informées après que la décision ait été prise. Les fuites vers la presse en cours de procédure nous étonnent. Une rencontre avec les victimes sera organisée en temps opportun pour discuter du mécanisme d’indemnisation.

Malgré l’initiative prise dans ce dossier, la décision de porter l’affaire en cassation a été prise dans le but de défendre l’État de droit et sauvegarder le principe démocratique de la séparation des pouvoirs législatifs et judiciaires. Le but n’est pas ici d’attaquer les victimes. Il s’agit d’un point de principe sur la séparation de pouvoirs. Si le gouvernement valide l’initiative, les victimes seront indemnisées, peu importe l’issue de la procédure. Le pouvoir judiciaire n’a pas à obliger le pouvoir législatif à prendre une initiative.

Maggie De Block insiste : «L’intérêt des victimes doit primer. La discrétion est nécessaire dans ce dossier sensible. Je ne peux que regretter les fuites.»