Solution pour la gare du Nord

Geplaatst op 17 mai, 2019 om 09:37

À l’initiative de la ministre de l’Asile et de la Migration, Maggie De Block, et grâce à la collaboration entre les différentes administrations, instances et organisations, l’évacuation de la gare de Bruxelles-Nord a débuté aujourd’hui. Les migrants de transit seront en premier lieu accueillis dans les centres bruxellois pour personnes sans-abri. Ils y recevront de l’information sur mesure de la part de Fedasil à propos du retour volontaire ou des procédures d’asile. En cas de retour à la gare du Nord, un transfert est prévu vers un centre fermé.

« Je suis contente que cette étape importante soit franchie. Nous rendons maintenant la gare du Nord aux navetteurs et aux voyageurs. Une gare n’est pas un centre d’accueil. Les conditions n’étaient pas humaines, ni pour les migrants de transit, ni pour les voyageurs et les personnes qui devaient y travailler », insiste Maggie De Block.

La gare du Nord est évacuée grâce à une collaboration entre les différents niveaux de pouvoirs concernés et les organisations d’aide. Les migrants de transit seront accueillis dans le réseau existant d’accueil des personnes sans-abri de Bruxelles.

Des collaborateurs de Fedasil rendront visite aux migrants de transit dans les centres d’accueil pour personnes sans-abri pour leur fournir des informations correctes et sur-mesure à propos du retour volontaire vers leur pays et de la possibilité de demander l’asile. De Block : « La priorité sera donnée aux personnes vulnérables comme les femmes seules, les familles avec enfants ou les personnes avec des besoins médicaux ou psychiques. »

Les migrants qui envisagent alors un retour volontaire ou une procédure d’asile seront accueillis dans le réseau de Fedasil.

« Cette manière de fonctionner n’est pas neuve. Une pratique existante, qui a fait ses preuves, est renforcée. Elle a été introduite en 2014 déjà, lors de mon précédent mandat comme secrétaire d’État à l’Asile et la Migration, pour faire face à la problématique des familles avec enfants mineurs en séjour illégal. Elle s’est à l’époque montrée effective », dit Maggie De Block.

L’Office des Étrangers mène en outre, depuis lundi, une campagne de dissuasion sur Facebook. Celle-ci vise spécifiquement les migrants de transit dans notre pays. Par ce biais, ils reçoivent également des informations sur le retour volontaire, les procédures d’asile et le fait que la Grande-Bretagne est loin d’être la terre promise.

« Nous leur donnons une chance, mais ils doivent aussi la saisir. Celui qui retourne à la gare du Nord sera intercepté par la police et enfermé dans un centre fermé en vue d’un retour », confirme la ministre.

« Cela n’a été possible qu’en cherchant une solution ensemble et de façon pragmatique. Ce n’est pas en se lançant des invectives que l’on aboutit à quelque chose. Je veux dès lors également remercier toutes les autorités et organisations concernées. Nous pouvons vraiment collaborer dans ce pays, tant qu’il y a de la bonne volonté », conclut-elle.