« Supprimons les pointeuses plutôt que de les imposer »

Geplaatst op 15 mai, 2019 om 15:15

La Cour de justice de l’Union européenne a jugé dans un arrêt récent que les entreprises sont obligées de disposer d’une pointeuse. La ministre des Affaires sociales, Maggie Block (Open Vld), estime qu’il s’agit d’un mauvais signal et plaide pour davantage de flexibilité.

« Ce serait refaire un pas en arrière », a réagi la ministre Maggie De Block. « Je suis pour un marché de l’emploi moderne dans lequel les employeurs et les travailleurs décident ensemble où, quand et comment organiser le travail. »

Les travailleurs salariés sont nombreux à vouloir planifier leur travail de manière flexible. Beaucoup d’employeurs souhaiteraient les y autoriser, mais ils se sentent contraints par des règles trop strictes. Maggie De Block souhaite que les employeurs et les travailleurs puissent plus facilement se mettre d’accord entre eux et que les travailleurs puissent davantage planifier leur propre travail. « Établir une relation de confiance mutuelle donnera envie aux gens de travailler tout en réduisant les risques d’absentéisme et de burn-out. »

Besoin de flexibilité

Les employeurs sont nombreux à se prononcer en faveur de cette flexibilité, mais ils se sentent encore contraints par la réglementation actuelle. Plutôt que de prévoir de nouvelles règles pour chaque situation, Maggie De Block propose d’éliminer progressivement les limitations et les obligations. Les travailleurs et les employeurspourront ainsi tester eux-mêmes ce qui leur convient.

« Un travailleur libre est un travailleur bien plus motivé. Il trouvera alors plus facilement un équilibre entre sa vie professionnelle et sa vie privée et aura donc moins de chance de finir en burn-out », explique Maggie De Block.

Toute demande doit être considérée

Concrètement, les libéraux flamands souhaiteraient que chaque travailleur ait le droit de demander à son employeur de pouvoir planifier son travail différemment, si l’emploi le permet. L’employeur est tenu de prendre cette demande au sérieux ; un refus n’est possible que s’il y a une bonne raison. Cela permet d’ouvrir le dialogue entre travailleur et employeur au sujet du télétravail, des contrats permettant d’être à temps à l’école des enfants, des équipes autonomes, de l’alternance entre semaines chargées et creuses, etc.

« Nous ferions mieux de supprimer les pointeuses plutôt que de les imposer. Ce n’est pas aux pouvoirs publics de donner des leçons. Il faut oser faire confiance aux employeurs et aux travailleurs », dit la ministre Maggie De Block.

La proposition de prévoir davantage de liberté au travail fait partie des 12 engagements de Maggie De Block envers les électeurs pour encore plus de soins et encore plus de protection sociale après le 26 mai. Vous trouverez un aperçu de tous ses engagements sur le lien suivant : https://www.maggiedeblock.be/fr/engagements/ .