Une entreprise automobile gantoise montre l’exemple avec du « travail adapté » pour les malades de longue durée

Geplaatst op 03 juillet, 2015 om 02:58

Maggie De Block, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, et Alexander De Croo, Vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au développement, de l’Agenda numérique, des Télécommunications et de la Poste, ont rendu visite aujourd’hui à un projet de réintégration après une maladie de longue durée, ou « travail adapté », dans l’entreprise Volvo Cars à Gand.

Les Affaires sociales mettent actuellement au point les aspects pratiques d’un trajet de réintégration pour les malades de longue durée, qui entrera en vigueur avant la fin de l’année. La nouveauté de ce trajet est l’approche multidisciplinaire et conjointe du médecin-conseil et du médecin du travail.

Depuis quelques années, l’entreprise automobile gantoise Volvo Cars mène une politique active en matière de prévention et de travail adapté, tant pour les personnesen incapacité de travail temporaireque pour les victimesd’accidents du travail. En aménageant les postes de travail de la façon la plus ergonomique possible, et en faisant tourner régulièrementlesopérateurs, Volvo CarsGentveutainsi éviter que sesemployésn’effectuent un travail lourd.

Maggie De Block : « La solution dans l’environnement de travail peut être très simple, mais malgré tout, elle peut aider des personnes à reprendre le travail. C’est précisément la raison de ma visite dans cette entreprise : je cherche de bons exemples qui peuvent également inspirer d’autres entreprises. Nous sommes à l’écoute des experts du vécu : les personnes sur le lieu de travail et les personnes qui organisent ce système. »

Volvo Carspeutoffrir un travail adapté à ungrand nombre de personnes, mais la pratiquemontre qu’ilestpas toujourssimple de donnerà tout le monde une tâcheutileadaptée à sa situationmédicale. L’entreprise veille aussi à ce que tout cela ne nuise pas à l’efficacité.
La ministreDe Blocka également reçudes explications sur la manière dontl’entrepriseaborde laquestion dans sesusines suédoises, oùde bons résultatssont obtenusavec les travailleurs.                     …

Le médecin du travail

La ministre De Block collabore avec l’INAMI pour mettre au point un trajet de réintégration pour tous les malades de longue durée « surtout parce qu’un emploi contribue au sentiment d’amour-propre d’une personne et parce qu’un salaire est préférable à une simple allocation », déclare la ministre.

Le trajet de réintégration pour les malades de longue durée est un projet de l’accord de gouvernement et il est inscrit dans la loi-programme du 19 décembre 2014. Le trajet a pour but d’aider les personnes à retravailler ; il n’y a pas d’obligation. L’objectif est d’atteindre la vitesse de croisière en 2016, avec dix mille trajets, et de porter ce nombre à douze mille en 2017 et quatorze mille en 2018.

Jusqu’à présent, seul le médecin-conseil juge si une personne malade peut prétendre à un trajet de réintégration. Le cas échéant, le médecin-conseil établit ensuite un trajet individualisé.

Dans le nouveau système, le médecin-conseil décide encore pour qui un trajet de réintégration est indiqué ou non. La phase suivante est nouvelle : si le malade est éligible à une réintégration, le médecin-conseil prend contact avec le médecin du travail de l’entreprise concernée  car il a une meilleure vue sur les possibilités concrètes au sein de l’entreprise.

Grâce à un système électronique sécurisé, les deux médecins pourront échanger les données médicales pertinentes. Ces informations supplémentaires doivent donner au médecin-conseil une idée plus précise des problèmes du malade de longue durée, ce qui lui permettra de définir, conjointement avec le patient et l’employeur, un trajet de réintégration adapté au mieux aux possibilités et aux souhaits de la personne malade.

Lorsqu’une réintégration chez le même employeur n’est pas possible, on examine si le malade de longue durée peut travailler autre part dans le secteur. Si cette solution ne peut pas être appliquée, il peut réorienter sa carrière grâce à un recyclage intégralement remboursé par l’INAMI. Les organismes professionnels régionaux devront guider la personne malade vers la formation qui convient.