Vers une planification d’urgence mieux harmonisée au sein des hôpitaux

Geplaatst op 08 juillet, 2016 om 08:02

Maggie De Block, ministre fédérale des Affaires sociales et de la Santé publique, ainsi que ses huit collègues des entités fédérées poursuivent leurs travaux visant une meilleure harmonisation de la planification d’urgence au sein des hôpitaux de notre pays. Des accords ont été conclus à ce sujet lors de la Conférence interministérielle de la Santé publique (CIM) du 27 juin 2016. Lors de cette même CIM, une série de mesures ont également été approuvées, notamment concernant l’élimination de la rougeole et de la rubéole, le développement des soins de santé mentale et le financement des formations en e-Santé.

Planification d’urgence dans les hôpitaux

Les autorités fédérales, les communautés et régions veilleront à mieux harmoniser la planification d’urgence au sein des hôpitaux belges. Une déclaration commune allant dans ce sens a été signée la semaine dernière, lors de la CIM de la Santé publique.

Les compétences en matière de planification d’urgence dans les hôpitaux sont réparties sur différents niveaux politiques du pays. Pour faire en sorte que la planification d’urgence se déroule de manière encore plus efficace, un protocole d’accord est actuellement en cours d’élaboration. Un plan d’urgence hospitalier uniforme et une feuille de route reprenant les exercices d’urgence au sein des hôpitaux sont entre autres prévus. Un Groupe de gestion du risque (Risk Management Group) se chargera également d’indiquer les points nécessitant davantage de coordination.

Bien entendu, les projets concernant la gestion de calamités qui ont déjà été lancés, comme la mise en place d’un système uniforme d’enregistrement des victimes, suivent leur cours.

Dans notre pays, chaque hôpital dispose d’un plan d’urgence reprenant les procédures à suivre en cas d’afflux inattendu de patients afin d’y faire face de manière efficace et sans compromettre les soins aux patients déjà hospitalisés. Un plan d’urgence peut être déclenché lors d’incidents majeurs à l’intérieur (par ex. panne d’électricité, incident chimique, bactéries des hôpitaux) ou à l’extérieur de l’hôpital (par ex. collision en chaîne, inondation, attentat, etc.).

Rougeole et rubéole

La semaine dernière, la Conférence interministérielle de la Santé publique a donné le feu vert pour prolonger le ‘Plan d’action pour l’élimination de la rougeole et de la rubéole en Belgique’ pour une période de cinq ans. L’objectif de l’OMS visant à éliminer la rougeole et la rubéole d’ici 2015 n’a pas encore été atteint en Europe, ni dans notre pays. C’est pourquoi la CIM de la Santé publique a approuvé le nouveau Plan d’action 2016-2020.

Ce plan repose sur des mesures qui avaient déjà été prises, mais contient également de nouvelles actions visant à réagir aux nouveaux défis, tels que la crise de migration. Les différentes mesures peuvent être divisées en quatre catégories : la vaccination, la surveillance, l’information et la coordination.

Un virus est éliminé lorsqu’il n’est plus transmis localement et lorsqu’il est question d’une suppression automatique des cas importés du virus due à l’immunité collective de la population.

Soins de santé mentale

Les circuits de soins pour personnes adultes dans le secteur des soins de santé mentale, appelés les ‘réseaux article 107’, sont étendus davantage. La CIM de la Santé publique a approuvé le financement de deux nouveaux projets, un pour la région de Malines-Duffel et un autre pour la région du Luxembourg. Ces deux projets bénéficieront d’un budget de 762.000 euros par an venant des autorités fédérales, et ce, à partir du 1erjuillet 2016 jusqu’à fin 2018. En outre, la CIM invite la région du Brabant wallon à finaliser sa proposition de projet afin d’arriver à une offre diversifiée dans le secteur des soins de santé mentale dans l’ensemble de la Belgique. L’élimination des failles dans l’offre géographique des réseaux et circuits de soins fait notamment partie des objectifs de l’Accord de gouvernement fédéral.

En outre, la CIM souhaite donner un aperçu de l’ensemble des besoins en soins au sein du secteur des soins de santé mentale, et ce, aux différents niveaux de soins : la première ligne, l’offre mobile, ambulatoire et résidentielle. Pour ce faire, le groupe de travail intercabinets soins de santé mentale a été chargé de préparer une demande d’étude pour le Centre d’expertise fédéral.

Formations e-Santé

Le cofinancement par l’INAMI des formations en e-Santé est prolongé d’un an. Les communautés et régions bénéficieront, tout comme l’année dernière, d’un montant total maximal d’un million d’euros venant des autorités fédérales et destiné à l’organisation de formations continues. Avant de pourvoir prétendre à un cofinancement, le projet de formation continue doit avant tout avoir fait l’objet d’une évaluation positive pour l’année 2015.

Dans le but de promouvoir l’utilisation des services d’e-Santé sur le terrain, la CIM de la Santé publique a assuré la mise en place des formations pratiques pour prestataires de soins actifs. La ministre De Block a réservé un million d’euros du budget 2015 de l’INAMI pour assurer son cofinancement. Le reste du financement ainsi que l’organisation des actions relatives aux e-formations sont du ressort des communautés et régions.

L’objectif des formations pratiques est de permettre aux médecins généralistes et aux autres prestataires de soins de découvrir les différents acteurs de l’e-Santé (par ex. Intermed, Vitalink, BruSafe, etc.), les services de la plateforme eHealth (par ex. eHealthBox, certificats, etc.) et les réseaux électroniques d’échange de données (par ex. MyCareNet, prescription électronique…).

L’organisation des formations en e-Santé, notamment les formations continues pour prestataires de soins actifs, fait partie des points d’action issus du Plan d’action e-Santé.

Authentification mobile health

Afin de garantir le respect de la vie privée et la sécurité des données lors de l’utilisation des applications mobiles de soins de santé, le patient devra s’identifier une seule fois. Cela peut se faire de deux façons : soit à l’aide de l’application qui génèrera un mot de passe qui restera valable pendant trente secondes, soit à l’aide d’un mot de passe envoyé par sms. (Dans les deux cas, une lecture unique de l’eID est requise). Ensuite, le patient aura accès à l’application à l’aide d’un nom d’utilisateur et d’un mot de passe au choix.

Fedict, le Service public fédéral Technologie de l’Information et de la Communication, assure déjà le support de ces deux procédures.

Plus d’infos :      Els Cleemput, porte-parole de la ministre De Block ; tél. : 0032 475 29 28 77

Mail : els.cleemput@minsoc.fed.be; Twitter : @Maggie_DeBlock

 

 

La CIM de la Santé publique est composée comme suit :

 

·       Pour l’État fédéral, Maggie De Block, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique.

·       Pour la Communauté flamande et la Région flamande, Jo Vandeurzen, ministre du Bien-être, de la Santé publique et de la Famille.

·       Pour la Région wallonne, Maxime Prévot, ministre des Travaux publics, de la Santé, de l’Action sociale et du Patrimoine.

·       Pour la Communauté française, Rudy Demotte, ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles et Alda Gréoli, vice-présidente du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et ministre de la Culture et de la Petite enfance.

·       Pour la Commission communautaire commune de Bruxelles-Capitale, Didier Gosuin et Guy Vanhengel, tous les deux membres du Collège réuni chargé de la Politique de la Santé, de la Fonction publique, des Finances, du Budget, du Patrimoine et des Relations extérieures.

·       Pour le Collège de la Commission communautaire française de la Région de Bruxelles-Capitale, Cécile Jodogne, membre du Collège chargé de la politique de la Santé et de la Fonction publique.

·       Pour la Communauté germanophone, Antonios Antoniadis, ministre de la Communauté germanophone de la Famille, de la Santé et des Affaires sociales.